<![CDATA[Objectifs sauvons la mer.]]> http://thyss.blogdefou.com Objectifs protéger la mer pour sauver la planète tous ensemble. fr Wed, 28 Feb 2007 10:09:34 GMT Wed, 28 Feb 2007 10:09:34 GMT blogdefou.com v0.2 <![CDATA[STOP à la pêche des dauphins à Taiji ( Japon )]]> http://thyss.blogdefou.com/article-129549.html Février 2007 : Stop the dolphin and whale killings in Taiji

Visionnez cette vidéo et signez la pétition (ici>>>), réagissez en postant un commentaire, même en français, cela n'a pas d'importance, ce qui compte, c'est que cette pétition fasse le tour du monde, et qu'il y ait un maximum de signatures !

Je pense que les plongeurs (comme les non-plongeurs), tous les amoureux de la vie et des Dauphins doivent essayer de faire changer cela et chaque signature sera une pierre à l'édifice.

La vidéo suivante montre comment les pêcheurs japonais continuent de massacrer les dauphins.

Elle peut choquer les plus jeunes !!! âmes sensibles s'abstenir !!!

signer la pétition

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Wed, 28 Feb 2007 10:09:34 GMT http://thyss.blogdefou.com/article-129549.html
Ces protéines du corail qui peuvent "booster" la recherche médicale http://thyss.blogdefou.com/article-54784.html A ceux qui n’en étaient pas encore convaincu, le message est clair : oui, les récifs coralliens participent aussi aux progrès de la médecine. L’exemple des protéines fluorescentes en est la preuve ! Raison de plus pour continuer à les étudier de près et renforcer les mesures de protection afin de protéger les coraux des dangers qui les guettent…

Elle s’appelle GFP (Green Fluorescent Protein) et provient d’une méduse du nord-ouest du Pacifique, Aequorea victoria, membre de la famille des cnidaires tout comme les coraux. Depuis sa découverte en 1962, le succès a été fulgurant pour la protéine verte fluorescente GFP : clonage en 1992, expression dans des organismes hôtes en 1994, et aujourd’hui que dire… Elle est sur toutes les paillasses, c’est un outil biologique indispensable en recherche médicale : en un mot, la star des labos !

La microscopie à fluorescence : un réel progrès

Pourquoi un tel engouement de la part des chercheurs pour cette petite molécule ? Parce qu’on peut utiliser ses propriétés fluorescentes en microscopie, suivre à la trace d’autres protéines marquées à la GFP et étudier ainsi facilement différents phénomènes à l’échelle cellulaire ! On l’a aussi modifiée génétiquement afin d’exploiter le maximum de son potentiel… Les études menées sur le sida, la maladie d’Alzheimer ou le cancer ont pu bénéficier de cette technique. Bien sûr, il existe d’autres protéines fluorescentes utilisées en recherche, dont l’obéline par exemple, extraite d’un cnidaire encore, le polype Obelia longissima.

Ces coraux, qui ont la particularité d’absorber la lumière d’une couleur et d’émettre de la lumière d’une couleur différente, font la fierté des aquariologistes. Et les mettre en valeur sous des éclairages savamment imaginés, c’est en effet tout un art pour le plaisir des yeux… Mais outre cet aspect esthétique évident, les protéines fluorescentes auraient surtout un rôle protecteur face aux rayons nocifs du soleil. Elles agiraient comme un écran total. Et plus étonnant encore, elles seraient une sorte de ‘faveur’ des coraux pour leurs algues symbiotiques bienfaitrices : les zooxanthelles. Celles-ci, qui ont besoin de longueurs d’ondes correspondant aux rouges/orange/jaunes pour vivre, ne peuvent plus en bénéficier aux profondeurs où ne passent plus que le bleu et le vert. Voilà pourquoi le corail absorbe ce bleu pour le convertir en lumière orange, jaune ou rougeâtre et en faire ainsi bénéficier ses petites hôtes !

Chercher encore et encore dans ces gigantesques oasis marines

C’est dans un simple bac à poissons où trônait une anémone de feu (Anemonia majano) -un cnidaire toujours- que des scientifiques russes ont découvert en 1999 à Moscou une protéine proche de la GFP. Que penser alors de ce que l’on pourrait trouver directement dans les luxuriants jardins coralliens ? L’américain Vincent Pieribone, chercheur en physiologie cellulaire et neurobiologie à l’école de médecine de Yale, compte bien en avoir une idée et plonge régulièrement sur la Grande Barrière Australienne, sans doute le plus grand réservoir de biodiversité corallienne de la planète. « Comprendre comment ces animaux du récif utilisent cette classe de protéines complètera nos connaissances sur la façon dont ils répondent à des niveaux normaux et potentiellement mortels d’ensoleillement » confie-t-il.

Mais pas seulement, car ces recherches ont aussi un intérêt pour l’Homme lui-même... Dans sa quête du graal, Vincent Pieribone a plongé encore l’an dernier avec des volontaires de l’Institut Earthwatch auxquels il expliquait : « le but secondaire -mais énormément important- de ce projet est d’identifier et cloner de nouvelles versions de ces protéines, avec différentes propriétés spectrales. L’identification de nouvelles protéines plus brillantes, multicolores et plus stables aiderait considérablement le domaine de la recherche biomédicale ! ». Il y a encore tant à découvrir que les possibilités apportées par les organismes marins en matière de recherche et développement à visée thérapeutique dépassent notre imagination. A nous de préserver tous ces trésors que l'océan nous offre généreusement...

http:\\occm.otago.ac.nz
Zoom sur des polypes de corail fluorescents en microscopie confocale

http:\\occm.otago.ac.nz
Zoom sur des polypes de corail fluorescents en microscopie confocale
Crédits : www.occm.otago.ac.nz

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Fri, 16 Jun 2006 10:09:39 GMT http://thyss.blogdefou.com/article-54784.html
Australie - Grande Barriere de Corail http://thyss.blogdefou.com/article-46874.html

 

Classée sur la liste du Patrimoine Mondial depuis 1981, la Grande Barrière de Corail (Great Barrier Reef) est le plus grand ensemble de récifs coralliens du monde. Elle s'étend sur 350 000 m2 et se compose de près de 3000 récifs distincts. Ce paradis sous-marin renferme entre autres 1500 espèces de poissons, 4000 de mollusques et 400 de coraux ; il représente en outre l'habitat de plusieurs espèces menacées telles que le Dugong, la tortue verte et la tortue carette. "Visiter" ce site classé par l'Unesco n'est pour nous que joindre le culturel à l'agréable : en effet c'est tout naturellement en plongée sous-marine que nous allons à la découverte de cette vaste étendue, en participant pendant quatre jours à une croisière (on ne recule devant aucun sacrifice quand il s'agit de culture...!) de plongée intense. Mais avant cela, nous mettons à profit la soirée qui précède notre départ en mer pour assister pendant deux bonnes heures à un "cours" (payant) sur la Grande Barrière dispensé par un Irlandais tout aussi excentrique que passionné et passionnant, instructeur de plongée et biologiste marin, qui organise ce cours depuis maintenant 13 ans ici à Cairns avec beaucoup de succès. Paddy Colwell nous fait ainsi partager ses connaissances et ses sentiments sur la Grande Barrière, sa conservation et les enjeux à la fois écologiques et économiques qu'elle représente. Ne pouvant cacher son amour pour le monde sous-marin et la Grande Barrière, Paddy débute son "show" (c'est effectivement plus un spectacle qu'un cours, nous nous régalons) en nous décrivant ce qu'est le corail et de quelle façon la vie se développe aussi bien en son sein qu'aux alentours du récif.

Après nous avoir appris à reconnaître les plus courantes espèces de poissons et d'autres animaux marins, nous abordons le vaste sujet des dangers qui menacent la Grande Barrière. Le récif corallien est tout d'abord exposé à des menaces naturelles : dans cette région Nord Est de l'Australie, ce sont en moyenne quatre à cinq cyclones qui frappent chaque année. Heureusement ceux-ci n'ont pas seulement un effet destructeur sur le corail ; ils permettent aussi de "remodeler" régulièrement la Grande Barrière, engendrant un renouveau des récifs et une diversité des espèces vivantes toujours maintenue. Un autre exemple de danger naturel est l'étoile de mer "Crown-of-Thorns" (couronne d'épines), qui s'attache au corail est le dévore petit à petit. Lorsque leur nombre devient trop important, le corail se voit consommé plus vite qu'il ne grandit et la dégradation du récif devient alors inévitable. "Nettoyer" les fonds marins de cette espèce n'est pas une mince affaire ; les programmes mis en oeuvre jusqu'à maintenant n'ont apporté que des solutions partielles (trop coûteuses, ou encore nocives à l'environnement). Le comportement de cette étoile de mer semble encore trop complexe pour être maîtrisé, à l'heure actuelle seuls les sites les plus touristiques en ont été presque débarrassés.

Les menaces majeures pour la Barrière de Corail restent de toute façon malheureusement les mêmes que celles que connaissent la plupart des sites du Patrimoine Mondial que nous avons découverts jusqu'à aujourd'hui : le tourisme, la rentabilité économique, l'industrie, la pollution... bref, l'Homme. La Grande Barrière se situant relativement proche de la côte, elle se trouve directement exposée à toute forme de pollution de l'océan venant des terres et en particulier des rivières. Les nombreuses cultures de cannes à sucres notamment, ainsi que d'autres formes d'exploitations de la région du Queensland, génèrent des déchets (provenant entre autres des engrais) qui nuisent directement à la qualité de l'eau et donc aux récifs de corail. Ce conflit d'intérêts est particulièrement compliqué à gérer, mais le gouvernement prend de sérieuses mesures depuis quelques années pour réglementer précisément les produits utilisés en agriculture et dans l'industrie et suivre de très près la façon dont ils sont rejetés après utilisation.

Quant au tourisme, il est bien entendu comme d'habitude à double tranchant. Tout au long de ces quatre jours de plongée et de notre séjour à Cairns nous avons pu constater l'impact que peuvent avoir les millions de touristes et de plongeurs qui parcourent les récifs. Financièrement parlant, le tourisme lié à la barrière de corail (plongée mais également voile, survol en avion,...) fait pour ainsi dire vivre toute une partie de cet état et représente un gain tout sauf négligeable pour le pays. Il est de ce fait indispensable de soigner au mieux cette fragile richesse naturelle, toute dégradation ne pouvant que nuire à sa réputation et à son attractivité. Nous avons également payé une "taxe de récif" de 25 dollars australiens (environ 16 euros) qui contribue vraisemblablement à la conservation de la Grande Barrière. De ce point de vue, l'important flux touristique apporte en quelque sorte un gage de qualité et d'attention vis-à-vis du site. En contrepartie il est évident que la présence ininterrompue de visiteurs "use" forcément les récifs : pollution des bateaux, coups de palmes des plongeurs sur le corail, perturbation des animaux,... Il faut néanmoins reconnaître que la plongée en Australie est particulièrement réglementée et que tout est fait pour limiter ses effets néfastes. Par exemple, il est interdit aux bateaux d'utiliser une ancre ; sur chaque site de plongée un bloc de ciment est installé au fond de l'eau sur lequel chaque bateau doit s'amarrer.

Restent toutefois des sujets controversés, notamment les séances de "feeding" (nourrir les poissons). Cette pratique, à vocation clairement touristique, est notamment célèbre pour attirer les requins mais s'emploie également pour d'autres animaux. Nous avons assisté à deux de ces séances ; la première a pris place sur le site mondialement célèbre de Cod Hole ("le trou à mérous") où l'on rencontre des mérous gigantesques ("potato cods") pouvant atteindre jusqu'à deux mètres de longs! Depuis de très nombreuses années ces animaux ont été habitués à la présence humaine et se montrent tout à fait accueillants, venant se frotter aux plongeurs comme pour réclamer des caresses et nous offrant un spectacle inoubliable. La quantité et la qualité de la nourriture apportée, donnée par une personne habilitée, est limitée et réglementée. En fait, on pourrait se demander ce qu'il adviendrait si ces séances de feeding n'avaient plus lieu, car les mérous l'ont désormais totalement intégré dans leur mode de vie ; c'est l'effet hautement pervers de cette habitude, mais faire marche arrière pourrait se révéler délicat... L'autre séance à laquelle nous avons assistée concerne les requins, sur le site non moins célèbre de Osprey Reef. Le "shark feeding" (nourrir les requins) est interdit sur la Grande Barrière proprement dit, mais pas dans la mer de Corail (Coral Sea), au large de la Barrière. C'est là que se trouve ce site peuplé d'innombrables squales, dont la plupart des espèces présentes ("white tip" et "grey whaler") sont inoffensives pour l'homme.

Les quatorze plongées que nous avons effectuées pendant ces quatre jours (le rythme était soutenu) nous ont comblés. La beauté de ces fonds sous-marins, la densité et la variété de la vie qui les parcourt nous ont offert un spectacle incomparable et justifient la réputation mondiale de ce lieu. Bien sûr, un site aussi exposé aux dérives potentielles du tourisme et représentant un tel enjeu financier se doit d'être surveillé et conservé de près. Soyons toutefois positifs et optimistes : les autorités australiennes connaissent le sens du mot écologie et ne sont certainement pas les derniers en termes de mesures environnementales ; la Grande Barrière est classée sur la liste du patrimoine mondial depuis plus de vingt ans et sa réputation planétaire, son poids économique et les innombrables amoureux de la mer qu'elle a séduits lui valent une attention de tous les instants qui ne peut que lui garantir un soutien solide et un avenir serein.

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Mon, 22 May 2006 00:00:13 GMT http://thyss.blogdefou.com/article-46874.html
Premières images d'un calmar géant http://thyss.blogdefou.com/article-43074.html
A 900 m de profondeur, une équipe du Musée national des sciences de Tokyo, a photographié pour la première fois dans la nature un calmar géant vivant de plus de 8 mètres, une des créatures les plus mystérieuses des mers profondes.

"Nous pensons que c'est la première fois qu'un calmar géant adulte est photographié dans son habitat naturel", a déclaré Kyoichi Mori, un scientifique spécialisé dans la recherche marine, co-auteur d'un article sur la découverte publié aujourd'hui dans le Royal Society Journal.

Attiré par un appât plongé à 900 mètres de profondeur au bout d’un corde, une analyse ADN a confirmé son appartenance à la famille des Architeuthis. "Contrairement à l'idée selon laquelle le calmar géant est relativement inactif, le calmar que nous avons photographié utilisait ses énormes tentacules très activement pour attraper sa proie", a déclaré Kyoichi Mori.

Calmar géant photographié par les chercheurs japonais (Pacifique Nord).

Calmar géant photographié par les chercheurs japonais (Pacifique Nord). 

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Sun, 14 May 2006 00:57:00 GMT http://thyss.blogdefou.com/article-43074.html
Prolifération des méduses géantes : les pêcheurs japonais médusés http://thyss.blogdefou.com/article-43072.html
Elle pèse près de 200 kilogrammes et peut mesurer plus de deux mètres. La méduse d’Echizen, du genre Cyanea, empoisonne la vie des pêcheurs de la mer du Japon. Le phénomène n’est pas nouveau : en 2002, de gigantesques bancs de méduses avaient déjà envahi la baie de Tokyo. Cependant, il se généralise un peu partout dans le monde, les méduses pullulant à présent dans la mer du Nord, la mer Rouge, la mer Baltique et même le long des côtes azuréennes. Les pêcheurs, qui voient cette prolifération de géants anéantir leur travail, tirent la sonnette d’alarme.
 

Les méduses géantes pullulent dans la mer du Japon Elles empoisonnent les saumons et la vie des pêcheurs japonais
Les méduses géantes pullulent dans la mer du Japon
Elles empoisonnent les saumons et la vie des pêcheurs japonais
 
Les méduses géantes, cauchemar des pêcheurs

Elles s’empêtrent dans les filets et les brisent sous leur poids. Pendant la saison de la pêche au saumon, elles piquent ces poissons, marquant leur chair et les rendant invendables. Le phénomène est si répandu cette année que, dans certains ports japonais, la pêche a dû être interrompue. Les conséquences économiques de la multiplication des méduses géantes dans la mer du Japon ne sont pas encore chiffrées mais risquent d’être colossales.

Pourtant, ces méduses ne sont pas étrangères aux japonais. Depuis toujours, elles grandissent dans la mer de Chine orientale et se laissent aller au gré du courant vers le nord. Mais c’est leur nombre, qui ne cesse de se multiplier depuis plusieurs années, qui soulève toutes les inquiétudes.

Les raisons de cette étrange prolifération

De par leur taille et leurs conditions de vie, de nombreuses méduses ne peuvent pas survivre en aquarium. De ce fait, les chercheurs ont du mal à étudier leur biologie et leurs comportements. Néanmoins, comme l’explique François Simard, directeur scientifique au Musée océanographique de Monaco, le facteur pollution ne semble pas intervenir dans leur prolifération : " la présence de méduses n’est pas liée à la pollution de la mer ou, à l’inverse, à une qualité de l’eau excellente pour l’homme. On décrivait déjà des soupes de méduses du temps de la marine à voile. Aristote en parlait à son époque. En Méditerranée, les méduses sont chez elles, la mer est peuplée, ce n’est pas une piscine ! ".

En fait, si le facteur climatique semble intervenir dans le processus de multiplication des méduses, il semble surtout lié à l’augmentation des concentrations de larves et de crustacés dans les mers. Ainsi, dans le cas de la Chine et du Japon, les scientifiques pensent que les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la Chine ont pu drainer de grandes quantités d’engrais dans les fleuves, ce qui aurait catalysé le développement du phytoplancton dans la mer. La concentration de zooplancton aurait alors crû à son tour, augmentant considérablement la nourriture à disposition des méduses géantes.

Jacqueline Goy, spécialiste des méduses à l’Institut Océanographique de Paris, avance également l’hypothèse d’une prolifération des méduses géantes due à une pêche trop intensive dans la mer de Chine : "En éliminant les poissons en masse, la surpêche a libéré des quantités d'aliments qui sont devenus disponibles pour d'autres espèces de prédateurs, particulièrement les méduses, très voraces".

Si les japonais sont friands de salades de méduses, les pêcheurs de la mer du Japon risquent de ne plus en manger pour un bout de temps. En effet, la présence de bancs de Cyanea ruine une grande partie de leur travail, et menace leurs emplois. La prolifération des méduses géantes se généralise un peu partout et risque à terme de transformer les mers du monde en véritables "soupes de méduses"...

<i>Cyanea capillata</i>
(Crédits : Moscow State University)

Cyanea capillata
(Crédits : Moscow State University)
 

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Sat, 13 May 2006 00:46:00 GMT http://thyss.blogdefou.com/article-43072.html
La Vie à 11 km sous la surface des océans ! http://thyss.blogdefou.com/article-43069.html
Nous n’avons pas fini d’être surpris par la capacité des organismes à s’adapter aux conditions de vie les plus difficiles. La Nature fait vraiment bien les choses y compris dans le noir abyssal…

Kaiko, le sous-marin commandé à distance, file vers une nouvelle aventure. Lui, qui s’était perdu en mer lors d’une mission en Mai 2003, reprend du service pour le compte de l’équipe de chercheurs dirigée par Hiroshi Kitazato du Centre Japonais des Sciences et Techniques de la Mer (JAMSTEC) basé à Yokosuka. Sa descente au cœur de la fosse Challenger dans l’illustre fosse des Mariannes à l’Ouest du Pacifique va se solder par une découverte phénoménale… En effet, Kaiko remonte des échantillons de sédiments contenant 432 foraminifères vivants.

Incroyable. Par -11000 mètres, et à une pression 1090 fois plus importante qu’en surface, des organismes vivent et se reproduisent tranquillement sans être le moins du monde gênés par les contraintes de telles profondeurs ! Les foraminifères sont des êtres unicellulaires microscopiques appartenant au zooplancton, à la base de la chaîne alimentaire marine donc. Ils sont très répandus dans les 100 premiers mètres de tous les océans du globe. Sensibles aux conditions environnementales (salinité, températures, etc.), ce sont d’excellents indicateurs pour les scientifiques qui travaillent sur le climat du passé, ou qui veulent dater des couches de sédiments.

Allant de surprise en surprise, Kitazato explique dans la revue Science qu’il s’agit d’allogromiides, autrement dit de foraminifères au squelette -ou test- souple qui constituent seulement de 5 à 20% des communautés les plus proches de la surface, et qu’ils seraient, selon les premiers résultats des analyses ADN, semblables aux premières formes de vie apparues sur Terre. La plupart des foraminifères ont un test rigide composé de carbonate de calcium (CaCO3) qui les protége.

Mais à une certaine profondeur, l’utilisation de ce matériau tant utilisé par de très nombreux organismes marins devient impossible : à un seuil appelé niveau de compensation des carbonates ou CCD, le CaCO3 se dissocie sous forme de Ca2+ et HCO3-. Voilà pourquoi ces allogromiides des grands fonds ne parviennent plus à fabriquer de test calcaire. Ce qui ne les a pas empêché au cours des temps géologiques (l’apparition de la fosse des Mariannes étant estimée à environ -6 à -9 millions d’années) de s’adapter aux modifications de leur environnement, et de prospérer en toute sérénité dans ces conditions extrêmes !

© Science
Un allogromide venu tout droit des abysses !

Un allogromide venu tout droit des abysses !
 

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Fri, 12 May 2006 00:43:00 GMT http://thyss.blogdefou.com/article-43069.html
La vie sexuelle des poissons abyssaux enfin dévoilée ! http://thyss.blogdefou.com/article-43068.html Les créatures des profondeurs, qui vivent à plusieurs kilomètres sous la surface, dans une zone où même les rayons du soleil n’arrivent pas à pénétrer, restent un mystère pour les scientifiques. Compte tenu de leur faible nombre, et de l’espace qui les sépare, comment font-ils pour procréer ?

L’équipe MAR-ECO (Mid-Atlantic Ridge Ecosystems) a un début de réponse : selon eux, les poissons abyssaux se donnent rendez-vous à proximité des montagnes sous-marines, pour s’y reproduire et déposer leurs œufs.


L'une des espèces abyssales observées par l'équipe MAR-ECO On en sait très peu sur ces poissons, mais le mystère de leur mode de reproduction a été en partie percé(Crédits : Harbor Branch/E.Widder)
L'une des espèces abyssales observées par l'équipe MAR-ECO
On en sait très peu sur ces poissons, mais le mystère de leur mode de reproduction a été en partie percé...
(Crédits : Harbor Branch/E.Widder)

Les scientifiques savent très peu de choses au sujet des poissons pélagiques et des créatures abyssales. Souvent de petite taille, la plupart d’entre eux présentent des visages singuliers, qui semblent « venus d’ailleurs ». Certains ont des dents démesurées, d’autres usent de pièges malicieux pour capturer leurs proies, ou produisent de la lumière fluorescente.

Leur mode de reproduction nous est également inconnu. Alors que la densité de poissons est supposée très faible dans les milieux abyssaux, comment se rassemblent-ils entre espèces, en vue de procréer ?

A l’aide de submersibles, de filets de pêches et d’instruments acoustiques, l’équipe MAR-ECO (Mid-Atlantic Ridge Ecosystems) a découvert que les poissons pélagiques se rassemblent en grand nombre près des montagnes sous-marines, en vue de s’y reproduire : « C’est la première fois que l’on suggère la possibilité que les espèces pélagiques des profondeurs forment des groupes le temps de procréer, avant de se disperser à nouveau », a expliqué Tracey Sutton, de l’Harbor Branch Oceanographic Institution. Ceci semble indiquer que ces poissons ont un instinct d’orientation, qui les guide vers des lieux en particulier. Par contre, Tracey Sutton avoue « ne pas vouloir spéculer sur l’élément déclencheur » à l’origine de ce rassemblement massif dans les profondeurs. La question reste ouverte.

L’expédition a également recueilli dans l’Océan Atlantique 270 espèces mal connues, et 30 totalement inédites. Néanmoins, le classement de ces poissons est rendu difficile par le manque d’échantillons : ainsi, dans certains cas, les mâles, femelles, et bébés poissons sont catalogués différemment, alors que cela ne devrait pas être le cas.

Enfin, ils ont découvert sur la crête de la chaîne de montagnes sous-marine Mid-Atlantic Ridge un décor luxuriant, semblable à une « oasis d’eau salé : « Ce que l’on a observé en bas était stupéfiant : ça ressemblait à un récif de corail tropical, situé dans les profondeurs. »

Il semble donc que les poissons pélagiques et abyssaux, s’ils vivent dans un milieu hostile et peu peuplé, rejoignent « en troupes » des zones montagneuses plus accueillantes pour se reproduire, avant de se séparer de nouveau. Ils sont donc moins « nomades » qu’on le pensait, et friands d’oasis sous-marines !

Erenna, une créature proche de la méduse, découverte à environ deux kilomètres de profondeur
Ses nombreuses tentacules émettent des pulsations de lumière rouge
(Crédits :  Casey Dunn)

Erenna, une créature proche de la méduse, découverte à environ deux kilomètres de profondeur
Ses nombreuses tentacules émettent des pulsations de lumière rouge
(Crédits : Casey Dunn)
 

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Thu, 11 May 2006 00:34:00 GMT http://thyss.blogdefou.com/article-43068.html
La méduse tire plus vite que son ombre http://thyss.blogdefou.com/article-43067.html A l’aide d’une caméra ultrarapide – 1.430.000 images par seconde, des chercheurs de l’université d’Heidelberg sont parvenus à visualiser la décharge de poison par des méduses. Il apparaît que certaines de ces créatures marines tirent en moins de 700 nanosecondes et que leur stylet venimeux exerce sur leur cible une pression comparable à celle générée par une arme à feu !

Certaines méduses, comme ici Hydra Oligactis, dégainent en 700 nanosecondes ! (Crédits : www.ville-ge.ch)
Certaines méduses, comme ici Hydra Oligactis, dégainent en 700 nanosecondes !
(Crédits : www.ville-ge.ch)

Les cnidaires ont dans leur arsenal des armes des plus mortelles, les nématocystes, qui contiennent un cocktail de poisons neurotoxiques et hémolytiques. Les nématocystes sont de petits bulbes portés par les cnidocytes, des cellules tapissant les tentacules. Lorsque ces dernières entrent en contact avec une proie, une décharge éjecte le contenu des nématocystes dans le corps du malheureux. Une fois capturé, celui-ci est porté à la bouche pour y être dévoré.

Pour injecter leurs toxines, les méduses doivent pouvoir percer la surface de leur proie ou de leur assaillant, tâche qui peut se révéler particulièrement ardue si la créature visée est un crustacé. Mais, comme le révèle une nouvelle étude parue dans la revue Current Biology, les cnidaires mettent moins de 700 nanosecondes à dégainer, et le mécanisme accélère le poison à plus de 5.410.000 g ! En considérant que la masse éjectée est très petite – environ 1 nanogramme, il apparaît que le jet venimeux exerce une pression à l'impact de l’ordre de 7 GPa , équivalente à celle générée par les balles de certaines armes à feu, qui se révèle amplement suffisante pour percer les défenses de l’ennemi.

L’équipe de Thomas Holstein émet l’hypothèse que cette vitesse phénoménale est obtenue par dégagement de l’énergie contenue dans la structure étirée à l’extrême des nématocystes.

Pour obtenir ces valeurs, les chercheurs ont observé la décharge des nématocystes d'Hydra magnpapillata et d'Hydra oligactis à l’aide d’une caméra ultrarapide, qui prenait près de 1.430.000 images par seconde. Si l'on n’avait jamais pu jusque là voir des méduses dégainer, c’est tout simplement parce qu’elles… tiraient bien trop vite ! 
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Wed, 10 May 2006 09:31:18 GMT http://thyss.blogdefou.com/article-43067.html
Quand l'Océan Pacifique devient acide http://thyss.blogdefou.com/article-41166.html La dernière expédition de l'US CLIVAR/CO2 Repeat Hydrography Program (US Climate Variability and Predictability study) est arrivée jeudi 30 mars en Alaska.

Ce programme, financé par la NOAA (National Oceanographic and Atmospheric Administration) et la NSF (National Science Foundation), a pour objectif d'effectuer des analyses (concentration en CO2 et pH notamment) sur 19 itinéraires transocéaniques et avec une périodicité de 10 ans.

Cette dernière expédition a parcouru l'Océan Pacifique entre Tahiti et l'Alaska pendant une durée de 3 mois. Les résultats préliminaires confirment l'acidification des océans prédite par les modèles informatiques.

En effet les scientifiques ont mesuré une diminution du pH d'environ 0,025 unités par rapport au début des années 1990 et une augmentation des concentrations de carbone inorganique de 15 micromole/kg dans les eaux de surface d'une large portion du pacifique nord. La diminution du pH a pour origine l'augmentation des quantités de CO2 présent dans l'atmosphère et absorbé par l'océan.

Les premiers organismes qui pourraient être affectés par une diminution de pH sont les organismes planctoniques à tests calcaires. Or ces organismes constituent une source de nourriture importante pour de nombreuses espèces de macrophages comme le saumon.

Il est difficile de prévoir toutes les conséquences d'une modification du pH des océans. Cependant ces scientifiques s'inquiètent de la rapidité du phénomène qui laisse peu de temps aux organismes pour s'adapter.

Par Elodie Pasco,
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Tue, 09 May 2006 00:04:00 GMT http://thyss.blogdefou.com/article-41166.html
Eaux de baignade : la France mauvais élève pour la santé des baigneurs http://thyss.blogdefou.com/article-41165.html La Commission européenne a envoyé un premier avertissement écrit à onze Etats membres qui ont supprimé des sites de baignade de leur liste officielle et évitent ainsi l'application des règles communautaires visant à protéger la santé des baigneurs.

Les Etats membres en question sont l'Allemagne, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal et la Suède. Au total, quelque 7.000 sites de baignades sont concernés. La radiation de sites de baignade des listes officielles doit être expliquée de manière appropriée et individuelle et ne peut pas constituer une réponse à des problèmes de pollution. Comme les onze Etats membres en question n'ont pas fourni d'explications jusqu'à présent, la Commission leur a demandé de justifier la "suppression" de sites précédemment reconnus comme des zones de baignade.

D'après les rapports annuels sur les eaux de baignade soumis par les Etats membres en vertu de la directive sur les eaux de baignade, la Commission a constaté que, entre le début des années 1990 et 2004, de nombreux sites de baignade précédemment reconnus ont été supprimés sans explication de la liste des zones de baignade contrôlées. La directive exige que les Etats membres contrôlent la qualité des eaux de baignade et veillent à ce que celles-ci soient exemptes de pollution. La Commission est préoccupée par le fait que certains Etats membres ont choisi de fermer des sites de baignade au lieu de les nettoyer.

Crédits : http://www.lesvertsvesoulgray.org
Crédits : http://www.lesvertsvesoulgray.org


La Cour de justice européenne a établi que le "déclassement" ou la radiation de sites de baignade doit être expliquée et justifiée de façon adéquate, et ne peut pas être une réponse à la pollution de l'eau. C'est pourquoi la Commission a envoyé une première lettre d'avertissement à l'Allemagne, à la Belgique, au Danemark, à l'Espagne, à la Finlande, à la France, à la Grèce, à l'Italie, aux Pays-Bas, au Portugal et à la Suède, leur demandant de rétablir les sites de baignade en question ou de fournir une explication satisfaisante de leur radiation.

Par David Boucard
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Mon, 08 May 2006 00:49:00 GMT http://thyss.blogdefou.com/article-41165.html