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Objectifs protéger la mer a pour mission d’explorer les océans de notre planète web, de vous sensibiliser, à la nécessité de protéger les mers et les océans, en mettant en évidence le lien vital qui unit l’Homme à la Nature. En vous faisant comprendre le rôle déterminant du système aquatique de notre planéte dans la préservation de toutes les formes de vie sur Terre.

 

"Protéger les océans, c’est se protéger soi-même" "Jean-Michel COUSTEAU"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 22 Mai 2006

 

Classée sur la liste du Patrimoine Mondial depuis 1981, la Grande Barrière de Corail (Great Barrier Reef) est le plus grand ensemble de récifs coralliens du monde. Elle s'étend sur 350 000 m2 et se compose de près de 3000 récifs distincts. Ce paradis sous-marin renferme entre autres 1500 espèces de poissons, 4000 de mollusques et 400 de coraux ; il représente en outre l'habitat de plusieurs espèces menacées telles que le Dugong, la tortue verte et la tortue carette. "Visiter" ce site classé par l'Unesco n'est pour nous que joindre le culturel à l'agréable : en effet c'est tout naturellement en plongée sous-marine que nous allons à la découverte de cette vaste étendue, en participant pendant quatre jours à une croisière (on ne recule devant aucun sacrifice quand il s'agit de culture...!) de plongée intense. Mais avant cela, nous mettons à profit la soirée qui précède notre départ en mer pour assister pendant deux bonnes heures à un "cours" (payant) sur la Grande Barrière dispensé par un Irlandais tout aussi excentrique que passionné et passionnant, instructeur de plongée et biologiste marin, qui organise ce cours depuis maintenant 13 ans ici à Cairns avec beaucoup de succès. Paddy Colwell nous fait ainsi partager ses connaissances et ses sentiments sur la Grande Barrière, sa conservation et les enjeux à la fois écologiques et économiques qu'elle représente. Ne pouvant cacher son amour pour le monde sous-marin et la Grande Barrière, Paddy débute son "show" (c'est effectivement plus un spectacle qu'un cours, nous nous régalons) en nous décrivant ce qu'est le corail et de quelle façon la vie se développe aussi bien en son sein qu'aux alentours du récif.

Après nous avoir appris à reconnaître les plus courantes espèces de poissons et d'autres animaux marins, nous abordons le vaste sujet des dangers qui menacent la Grande Barrière. Le récif corallien est tout d'abord exposé à des menaces naturelles : dans cette région Nord Est de l'Australie, ce sont en moyenne quatre à cinq cyclones qui frappent chaque année. Heureusement ceux-ci n'ont pas seulement un effet destructeur sur le corail ; ils permettent aussi de "remodeler" régulièrement la Grande Barrière, engendrant un renouveau des récifs et une diversité des espèces vivantes toujours maintenue. Un autre exemple de danger naturel est l'étoile de mer "Crown-of-Thorns" (couronne d'épines), qui s'attache au corail est le dévore petit à petit. Lorsque leur nombre devient trop important, le corail se voit consommé plus vite qu'il ne grandit et la dégradation du récif devient alors inévitable. "Nettoyer" les fonds marins de cette espèce n'est pas une mince affaire ; les programmes mis en oeuvre jusqu'à maintenant n'ont apporté que des solutions partielles (trop coûteuses, ou encore nocives à l'environnement). Le comportement de cette étoile de mer semble encore trop complexe pour être maîtrisé, à l'heure actuelle seuls les sites les plus touristiques en ont été presque débarrassés.

Les menaces majeures pour la Barrière de Corail restent de toute façon malheureusement les mêmes que celles que connaissent la plupart des sites du Patrimoine Mondial que nous avons découverts jusqu'à aujourd'hui : le tourisme, la rentabilité économique, l'industrie, la pollution... bref, l'Homme. La Grande Barrière se situant relativement proche de la côte, elle se trouve directement exposée à toute forme de pollution de l'océan venant des terres et en particulier des rivières. Les nombreuses cultures de cannes à sucres notamment, ainsi que d'autres formes d'exploitations de la région du Queensland, génèrent des déchets (provenant entre autres des engrais) qui nuisent directement à la qualité de l'eau et donc aux récifs de corail. Ce conflit d'intérêts est particulièrement compliqué à gérer, mais le gouvernement prend de sérieuses mesures depuis quelques années pour réglementer précisément les produits utilisés en agriculture et dans l'industrie et suivre de très près la façon dont ils sont rejetés après utilisation.

Quant au tourisme, il est bien entendu comme d'habitude à double tranchant. Tout au long de ces quatre jours de plongée et de notre séjour à Cairns nous avons pu constater l'impact que peuvent avoir les millions de touristes et de plongeurs qui parcourent les récifs. Financièrement parlant, le tourisme lié à la barrière de corail (plongée mais également voile, survol en avion,...) fait pour ainsi dire vivre toute une partie de cet état et représente un gain tout sauf négligeable pour le pays. Il est de ce fait indispensable de soigner au mieux cette fragile richesse naturelle, toute dégradation ne pouvant que nuire à sa réputation et à son attractivité. Nous avons également payé une "taxe de récif" de 25 dollars australiens (environ 16 euros) qui contribue vraisemblablement à la conservation de la Grande Barrière. De ce point de vue, l'important flux touristique apporte en quelque sorte un gage de qualité et d'attention vis-à-vis du site. En contrepartie il est évident que la présence ininterrompue de visiteurs "use" forcément les récifs : pollution des bateaux, coups de palmes des plongeurs sur le corail, perturbation des animaux,... Il faut néanmoins reconnaître que la plongée en Australie est particulièrement réglementée et que tout est fait pour limiter ses effets néfastes. Par exemple, il est interdit aux bateaux d'utiliser une ancre ; sur chaque site de plongée un bloc de ciment est installé au fond de l'eau sur lequel chaque bateau doit s'amarrer.

Restent toutefois des sujets controversés, notamment les séances de "feeding" (nourrir les poissons). Cette pratique, à vocation clairement touristique, est notamment célèbre pour attirer les requins mais s'emploie également pour d'autres animaux. Nous avons assisté à deux de ces séances ; la première a pris place sur le site mondialement célèbre de Cod Hole ("le trou à mérous") où l'on rencontre des mérous gigantesques ("potato cods") pouvant atteindre jusqu'à deux mètres de longs! Depuis de très nombreuses années ces animaux ont été habitués à la présence humaine et se montrent tout à fait accueillants, venant se frotter aux plongeurs comme pour réclamer des caresses et nous offrant un spectacle inoubliable. La quantité et la qualité de la nourriture apportée, donnée par une personne habilitée, est limitée et réglementée. En fait, on pourrait se demander ce qu'il adviendrait si ces séances de feeding n'avaient plus lieu, car les mérous l'ont désormais totalement intégré dans leur mode de vie ; c'est l'effet hautement pervers de cette habitude, mais faire marche arrière pourrait se révéler délicat... L'autre séance à laquelle nous avons assistée concerne les requins, sur le site non moins célèbre de Osprey Reef. Le "shark feeding" (nourrir les requins) est interdit sur la Grande Barrière proprement dit, mais pas dans la mer de Corail (Coral Sea), au large de la Barrière. C'est là que se trouve ce site peuplé d'innombrables squales, dont la plupart des espèces présentes ("white tip" et "grey whaler") sont inoffensives pour l'homme.

Les quatorze plongées que nous avons effectuées pendant ces quatre jours (le rythme était soutenu) nous ont comblés. La beauté de ces fonds sous-marins, la densité et la variété de la vie qui les parcourt nous ont offert un spectacle incomparable et justifient la réputation mondiale de ce lieu. Bien sûr, un site aussi exposé aux dérives potentielles du tourisme et représentant un tel enjeu financier se doit d'être surveillé et conservé de près. Soyons toutefois positifs et optimistes : les autorités australiennes connaissent le sens du mot écologie et ne sont certainement pas les derniers en termes de mesures environnementales ; la Grande Barrière est classée sur la liste du patrimoine mondial depuis plus de vingt ans et sa réputation planétaire, son poids économique et les innombrables amoureux de la mer qu'elle a séduits lui valent une attention de tous les instants qui ne peut que lui garantir un soutien solide et un avenir serein.

  

Commentaire

je fé un TPE sur la grande barrière de corail si vous pouvait me renseigné sur cette dernière cela serait sympatik (plus particulièrement sur sa situation acteul et a venir et les solution envisageable ). mzerci par avance


 

Commentaire n° 1 posté par: coralie le 20/11/2006 - 14:12:56

Pour début 2007, une nouvelle série d'acticle sur la grande barrière de corail vas voir le jour sur le site. J'espère qu'elle t'apportera tous les renseignements que tu désir !

Merci de ta visite et de ton petit mot.

Thyss

réponse de: Thyss (site web) le 19/12/2006 - 09:22:58

J'habite à Istres près de l'etang de Berre


Un des plus bel étang du monde ( enfin pour moi )


Je n'ose plus y penser c'est une catastrophe un exemple de pollution


Cela me fait peur      Il faudait être attentif à la nature la choyé, il y avait


du corail accroché aux rochers, des poissons des moules des coquillages  il y avait !   le paysage est encore très beaux magnifique, mais pourquoi je vous écrit tous ça


J'ai encore confiance votre article ma fait du bien merci


Mollin Jean Marie  peintre amateur je suis sur blogdefou


 

Commentaire n° 2 posté par: Mollin Jean Marie le 09/01/2007 - 09:42:41
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