Où implanter ce diffractomètre à rayons X dédié à l'étude structurale des enzymes ? Où loger les étudiants et les chercheurs de passage qui ne cessent d'affluer ? Où installer une salle de conférence de capacité internationale ? Comment faire de la place pour accueillir de nouveaux laboratoires ? Comment financer cette croissance ? Où ? Comment ? Où ?…
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Bernard Kloareg se sent à l'étroit. Il cherche sans cesse de l'espace. Les vénérables murs de granite, qu'il adore pourtant, de la station biologique de Roscoff 1, créée en 1872 par Henri de Lacaze-Duthiers, professeur de zoologie à la Sorbonne, ne sont pas élastiques et lui pèsent parfois. Directeur depuis 2004 de cet observatoire océanologique qui compte aujourd'hui 170 personnes, Bernard Kloareg est persuadé que tout organisme qui n'évolue pas finit par régresser. Alors, il entend être l'homme qui aura pérennisé le nouveau virage pris par l'institut, celui de l'étude des fonctions des organismes marins par les approches réunies sous le terme de génomique.









