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Objectifs protéger la mer a pour mission d’explorer les océans de notre planète web, de vous sensibiliser, à la nécessité de protéger les mers et les océans, en mettant en évidence le lien vital qui unit l’Homme à la Nature. En vous faisant comprendre le rôle déterminant du système aquatique de notre planéte dans la préservation de toutes les formes de vie sur Terre.

 

"Protéger les océans, c’est se protéger soi-même" "Jean-Michel COUSTEAU"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 06 Avril 2006
Préserver les océans suppose de restaurer les milieux perturbés par des pollutions massives, de limiter l’invasion des espèces vivantes opportunistes et les activités humaines nocives pour y substituer des activités soutenables.

Soléane Duplan pour Planète Urgence

Cette préservation ne peut se faire sans la coopération des acteurs locaux, des Etats et des autorités internationales, notamment en traitant les problèmes à l’échelle régionale.

La réglementation internationale en termes de protection de la biodiveristé est un minimum qui reste encore à parfaire au delà de la convention sur la biodiversité ; elle dépend de la volonté des Etats, comme toujours.

Dans les années 1960, les Etats prennent conscience de l’intérêt de contrôler et de gérer les ressources à proximité de leurs côtes et revendiquent des Zones Economiquement Exclusives. Après 30 ans de négociations entre les Etats sur le partage des eaux, ces ZEE sont fixées en 1982. Elles ne règlent pas tous les problèmes (notamment en termes de protection des ressources) et ne seraient pas assez coercitives (les ZEE n’empêchent pas la Chine de violer la règlementation internationale pour rechercher des ressources en hydrocabures dans la région). Néanmoins, en cas de conflits entre Etats pour l’appropriation des ressources marines, l’existence légale des ZEE permet de trouver des compromis.

Dans le cas des eaux internationales, patrimoine commun de l’humanité, aucune appropriation par quelque Etat que ce soit n’est possible. La convention sur la biodiversité (signée par un grand nombre d’Etats en1992 lors du sommet de Rio) l’atteste mais laisse planer le flou sur le statut des ressources minérales et des ressources vivantes (notamment les micro-organismes du sol) qui restent ainsi sans aucune protection contre le pillage par ceux qui en ont les moyens technologiques.

Toutefois, l’Autorité Internationale des Fonds Marins travaille sur des propositions qui permettraient un partage des bénéfices des contrats de bioprospection avec l’Autorité qui investirait alors dans la protection du milieu marin. Reste aux Etats à coopérer et s’entendre pour permettre à cette Autorité d’étendre sa compétence et devenir pleinement opérationnelle.

De même en ce qui concerne l’Organisation Maritime Internationale, les acteurs de la société civile (associations et ONG de protection de l’environnement notamment) doivent continuer à faire pression sur les Etats pour qu’ils rendent cette Organisation efficace. L’OMI doit être capable d’auditer les navires et de faire respecter les conventions maritimes internationales sous contrainte d’amendes.

Au-delà de la règlementation, l’action des acteurs de terrain reste indispensable pour protéger les ressources d’origine maritine et les exploiter de façon durable.

De multipes axes de recherche en matière d’énergies marines existent, allant de l’utilisation de l’énergie des vagues à l’éolien sous-marin qui récupère l’énergie des courants marins. Les coûts de foisonnement, d’élimination des impasses, de développement et de diffusion étant énormes, il va sans dire que la mise en commun de savoir-faire par la constitution d’équipes scientifiques internationales ferait progresser plus rapidement ces projets.

Si près de 12% de la surface de la terre est couverte par des aires protégées, moins de 1% des océans bénéficient d’une telle protection. Le PNUE appelle de ses vœux que ce pourcentage soit porté à 12% d’ici dix ans. L’objectif est d’autant plus accessible que la constitution en réseau de ces aires marines protégées permettrait la protection des ressources vivantes et ainsi le renouvellement des stocks halieutiques. A long terme, ces réserves marines constitueront une source durable de revenus pour les pêcheurs qui suivraient les simples principes de renouvellement des réserves. Greenpeace très active sur la question en Mer Baltique et du Nord défend auprès des institutions européennes l’idée de réglementer ces aires marines à grande échelle et en réseau sous contrôle et protection totale. L’appellation aire marine protégée se différencie des réserves et des parcs moins contraignants en termes d’obligations de moyens et de collaboration à l’échelle régionale de la part des Etats.

Dans la même perspective de recherche de solutions à l’échelle régionale, la 3e conférence mondiale sur les océans, îles et côtes organisée en janvier 2006 a abordé un volet d’aide aux pays du Sud grâce à des politiques et des programmes coordonnés, régionaux et sous-régionaux de conservation (conf article du 27-01-2006 publié par le Soleil). Seule l’action combinée des acteurs institutionnels et associatifs fera de ces solutions une réalité concrète.

Si l’aquaculture intensive et sauvage dégrade les écosystèmes endémiques, l’aquaculture dans les terres illustre parfaitement la mise en place d’un modèle efficace et respectueux de l’environnement local. Bien contrôlée, la polyculture en Chine combine exploitation du riz et de la carpe, en imitant les écosystèmes aquatiques naturels. Ce type d’aquaculture constitue ainsi le secteur d’avenir capable d’alimenter durablement les hommes et de préserver les ressources océaniques.

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