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Objectifs protéger la mer a pour mission d’explorer les océans de notre planète web, de vous sensibiliser, à la nécessité de protéger les mers et les océans, en mettant en évidence le lien vital qui unit l’Homme à la Nature. En vous faisant comprendre le rôle déterminant du système aquatique de notre planéte dans la préservation de toutes les formes de vie sur Terre.

 

"Protéger les océans, c’est se protéger soi-même" "Jean-Michel COUSTEAU"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 03 Avril 2006
Une hausse de 4 à 6 mètres du niveau des océans, des pays recouverts par les eaux, rejoignant la légendaire Atlantide dans les profondeurs de la mer, des milliards d’habitants contraints de gagner des territoires en aplomb : Le scénario du prochain film catastrophe américain ? Non ! Les prévisions alarmistes d’une équipe de chercheurs américains, publiant leurs travaux dans la très sérieuse revue Science

Une hausse du niveau des océans de 4 à 6 mètres : Vision alarmiste ou prévision objective ? (Crédits : ESA)
Une hausse du niveau des océans de 4 à 6 mètres :
Vision alarmiste ou réaliste ?
(Crédits : ESA
)

Une hausse de quelques centimètres ou de plusieurs mètres ?

Aujourd’hui, les climatologues s’accordent à dire que, d’ici la fin du siècle, le réchauffement climatique induira une hausse du niveau des mers. Si l’estimation de cette élévation reste un sujet "houleux" au sein de la communauté scientifique, un consensus existe sur une hausse avoisinant les 60 à 80 centimètres.

Cependant, une équipe de chercheurs publiant leurs travaux dans l’édition du 24 mars de la revue Science jettent un nouveau pavé dans la mare et, de ce fait, envisagent une augmentation du niveau des océans nettement plus inquiétante. Selon eux, la hausse ne se compterait pas en centimètres, mais en mètres…

Avant de se jeter à l’eau et d’avancer des chiffres, Bette Otto-Bliesner (National Center for Atmospheric Research) et Jonathan Overpeck (Université d’Arizona) se sont projetés dans la dernière période interglaciaire, intervenue il y a près de 130 000 ans et qui avait connu un accroissement de la température aux pôles de 3 degrés Celsius, et ont fait tourner le modèle climatique CCSM (Community Climate System Model) à cette époque. Ils ont ainsi établi que le niveau des mers avait dû croître de 3.5 mètres par rapport au niveau actuel, sous l’influence de la fonte des glaces de l’Arctique et du Groenland.

En projetant cette prévision dans le futur (dans 130 ans), et en estimant la hausse de la température estivale au niveau de l’Arctique entre 3 et 5 degrés, il leur a semblé pertinent de comparer la dernière période interglaciaire avec l'avenir de la Terre. Ainsi, les chercheurs parviennent à une élévation du niveau des mers non plus égale à quelques dizaines de centimètres… mais à plusieurs mètres !

La fonte des glaces de l'Antarctique plus importante que prévue ?

Une hausse d'autant plus importante si l'on considère que la fonte des glaces de l'Antarctique est sous-estimée. En effet, les chercheurs ont réuni des données paléoclimatiques (des coraux et des carottes de glace) leur permettant d’affirmer que, lors de la dernière période interglaciaire, le niveau des océans s’était en réalité élevé de 4 à 6 mètres au-dessus du niveau actuel. Alors, pourquoi ces coraux ont-ils été retrouvés plus d'un mètre au-dessus du niveau prévu par le modèle CCSM ? La fonte des glaces de l’Antarctique ! répondent en chœur les chercheurs.


Une fonte des glaces de l'Antarctique plus forte que prévue ? (Crédits : ESA)
Une fonte des glaces de l'Antarctique plus forte que prévue ?
(Crédits : ESA
)


Une projection inadaptée du passé sur l'avenir ?

Précisons qu’aux yeux de nombreux scientifiques, cette étude ne tient pas la route, car les conditions du passé étaient somme toute très différentes. Présence d’une calotte de glace sur la partie nord de l’Amérique, origines « astronomiques » du réchauffement (inclinaison de l’axe de rotation de la Terre), étalement sur plusieurs milliers d’années du réchauffement (bien plus lent qu’aujourd’hui) : autant d’éléments qu’avancent les opposants à cette étude, qui n’y voient guère qu’un effet d’annonce.

Alors, vision alarmiste ou prévision objective ? Si les modèles se contredisent, seul l’avenir nous le dira…

Par Christophe Olry, Futura-Sciences

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