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Objectifs protéger la mer a pour mission d’explorer les océans de notre planète web, de vous sensibiliser, à la nécessité de protéger les mers et les océans, en mettant en évidence le lien vital qui unit l’Homme à la Nature. En vous faisant comprendre le rôle déterminant du système aquatique de notre planéte dans la préservation de toutes les formes de vie sur Terre.

 

"Protéger les océans, c’est se protéger soi-même" "Jean-Michel COUSTEAU"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 26 Février 2006



Allure squelettique, tête de cheval et queue de serpent, les hippocampes sont de drôles de zèbres ! Ces poissons (eh oui !) sont connus de tous, et pourtant bien méconnus… Il est grand besoin aujourd’hui d’en apprendre plus sur les différentes espèces, leur habitat, leur mode de vie…

C’est la tâche qu’ont engagée Patrick Louisy et l’association Peau-Bleue, en lançant début 2005 les premières bases du programme En Quête d’Hippocampes, aux objectifs à la fois scientifiques et éducatifs. Avec leur comportement sophistiqué, leur reproduction originale, leurs exigences écologiques spécifiques – et leur bonne tête – , les hippocampes ne sont-ils pas en effet d’excellents ambassadeurs pour une meilleure prise de conscience de la richesse et de la vulnérabilité de l’environnement marin ?


Portrait d’hippocampe à nez court (?) à Kas, Turquie (© P. Louisy)


Quatre espèces d’hippocampes en Méditerranée ?

Deux espèces d’hippocampes sont classiquement reconnues sur nos côtes. Il n’est pourtant pas certain qu’elles soient les seules…

L’hippocampe à nez court
Hippocampus hippocampus
Taille : 9-11 cm (max. 15 cm). De la Manche à l’Afrique de l’Ouest, ensemble de la Méditerranée.


Hippocampus hippocampus, Golfe du Lion (© P. Louisy)

Pour le reconnaître :
  • Museau court : 2 à 2,5 fois plus long que haut.
  • « Crête » triangulaire élevée sur la nuque.
  • Corps souvent d’un brun assez uniforme, parfois foncé, parfois très clair, à l’occasion d’un jaune intense. Parfois des points et tirets foncés, rarement des mouchetures blanches ; normalement pas de marbrures. Généralement pas de filaments cutanés (mais ça peut arriver), corps d’ordinaire peu épineux (mais…).

L’hippocampe moucheté
Hippocampus guttulatus
Taille : 10-12 cm (max. 18 cm). Essentiellement de la Manche à l’Afrique du Nord, ensemble de la Méditerranée.


Hippocampus guttulatus, bassin de Thau (© P. Louisy)

Pour le reconnaître :
  • Museau long : 3,5 à 4 fois plus long que haut.
  • Pas de crête ni de couronne marquée sur le dessus de la tête
  • Corps souvent brun doré, parfois noirâtre, parfois presque blanc, parfois jaune d’or. Normalement des mouchetures blanches, qui peuvent s’organiser en lignes ondulées (mais parfois absentes ou invisibles). Souvent des nombreux filaments cutanés, parfois ramifiés sur la tête.
Note
Hippocampus guttulatus est le nom scientifique généralement admis actuellement par la communauté scientifique. Cette espèce a également été nommée H. ramulosus puisque les deux ont longtemps été considérés comme synonymes (et le sont toujours par nombre de chercheurs).
     


L’hippocampe à ramules : une espèce à réhabiliter ?
Hippocampus ramulosus
Taille : 10-12 cm (max. 14 cm ?). Distribution géographique restant à préciser. L’espèce aurait été repérée dans le sud de l’Angleterre, et on peut donc s’attendre à la rencontrer sur les côtes de la Manche, mais rien n’exclut sa présence ailleurs, y compris en Méditerranée.


Hippocampus ramulosus, exemplaire-type.

Pour le reconnaître :
  • Museau long (mais peut-être un peu moins que l’hippocampe moucheté ?).
  • « Couronne » épineuse proéminente à l’arrière de la tête.
  • En principe, de fortes épines sur le corps.
  • Coloration (semble-t-il) brunâtre assez sombre en général, éventuellement avec des mouchetures blanches (plutôt plus dispersées que chez l’hippocampe moucheté). La présence de taches ou de marbrures claires paraît habituelle chez cette espèce. Les épines du corps et surtout de la tête peuvent être prolongées par de longs filaments cutanés.
Note
Dans la deuxième édition de son  livre « Seahorses, pipefishes and their relatives » parue en 2003 (qui n’existe qu’en anglais), Rudie H. Kuiter réhabilite Hippocampus ramulosus comme une espèce différente de H. guttulatus, et présente des photos de spécimens vivants, originaires des côtes anglaises de la Manche, qui appartiendraient à cette espèce. A ce jour cependant, on peut considérer que la question de la synonymie entre H. ramulosus et H. guttulatus reste posée (voir plus loin).


L’hippocampe terne : un immigré de Mer Rouge
Hippocampus fuscus
Taille : 10-12 cm (max. 18 cm). Ouest de l’Océan Indien et Mer Rouge (répartition d’origine), Méditerranée Orientale.


Hippocampus fuscus, Liban (© J.G. Harmelin)

Pour le reconnaître :
  • Museau assez court, mais plus long que l’hippocampe à nez court.
  • « Crête » triangulaire arrondie, rugueuse, sur le dessus de la tête.
  • Taches claires (sombres chez les individus clairs) en forme de selles sur la nuque, le dos et la queue.
  • D’ordinaire brun à noirâtre, avec des taches claires en forme de selles réparties le long du dos et sur la queue (le scientifique J.G. Harmelin en a cependant photographié, sur les côtes du Liban, un exemplaire d’un fort joli jaune d’or [ci-dessus]). Pas de filaments cutanés, épines peu développées.

Et quelques hippocampes mystères…

Plus on examine les hippocampes croisés en plongée, dans différents endroits, différents milieux, et plus on leur trouve de différences….  Au moment de la rédaction de cet article, la base de données photo En Quête d’Hippocampes n’en est encore qu’à ses débuts ; mais elle illustre déjà fort bien l’importante variabilité constatée entre des populations éloignées, ou habitant des environnements très différents (lagunes ou mer ouverte par exemple). On se demande parfois comment on peut les attribuer à une même espèce !


Les hippocampes de nos côtes peuvent avoir des aspects très variés,
même ceux que l’on attribue à une même espèce (© G. breton, P. Louisy).


Face à une telle hétérogénéité, on se pose évidemment la question de l’isolement génétique entre populations. Le mode de reproduction des hippocampes, qui mettent bas des jeunes déjà parfaitement développés et aptes à vivre dans le même milieu que leurs parents sans phase de dispersion planctonique (encore que cette question reste largement ouverte), favorise sans doute cet isolement, comme on l’a constaté sur les côtes australiennes par exemple. Y aurait-il sur nos côtes plusieurs espèces que l’on n'aurait pas encore su différencier ? Faut-il considérer que H. ramulosus est bien une espèce valide et différente de H. guttulatus, et dans ce cas quels hippocampes, quelles populations attribuer à l’une ou l’autre ?

Pour répondre à ces questions, une chercheuse anglaise, Lucy Woodall, mène actuellement une étude génétique sur les espèces européennes, avec le soutien du programme En Quête d’Hippocampes. Mais il est également nécessaire de s’intéresser à la morphologie et aux patrons de coloration ; la photographie sous-marine est un bon moyen  - non destructeur – pour collecter des informations dans ces domaines.


Où et comment vivent les hippocampes ?

A cette question, de nombreux plongeurs – et bien des livres de vulgarisation – répondent tous en choeur et avec une belle unanimité : dans les herbiers ! Et s’ils se trompaient ? Ou plutôt, s’il s’agissait là d’une simplification largement abusive de la réalité ? Car les préférences d’habitat des hippocampes sont beaucoup plus variées, et parfois déroutantes pour le plongeur.

Comme les scientifiques ont fort peu étudié l’écologie des hippocampes européens, les informations dont on dispose sont surtout empiriques ; elles reposent parfois sur des observations ponctuelles qui ne sont sans doute pas généralisables. Quant aux photos, il arrive qu’elles induisent en erreur, comme le montrent quelques exemples joints à cet article…


Un hippocampe moucheté, observé dans son habitat « typique », un herbier
de grandes zostères de l’Étang de Thau. Confesserais-je que l’animal
y a été placé tout exprès pour la photo ? En fait, il vivait à proximité,
parmi les ulves du fond.



Ce que l’on croit savoir

L’hippocampe à nez court se rencontre sur toutes nos côtes, d’ordinaire dans les milieux littoraux peu profonds à l’eau plus ou moins trouble (dont les estuaires et les bassins lagunaires), sur les fonds meubles, souvent riches en détritus végétaux. Ils serait également signalé dans les herbiers de zostères, parfois parmi les rochers.

L’hippocampe moucheté existe aussi sur toutes nos côtes, mais il est rare en Manche - mer du Nord. On le trouve à faible profondeur, en particulier dans les lagunes côtières (Arcachon, Thau,…) qui peuvent être sursalées ou dessalées. Il semble y apprécier les fonds meubles avec présence d’algues ou débris végétaux, ou les bordures des herbiers. Dans les secteurs de mer ouverte, on trouve également des individus attribuables à cette espèce dans des habitats rocheux ou coralligènes.

Une étude réalisée en milieu lagunaire dans la Ria Formosa (Portugal) indique que l’hippocampe moucheté préfère des fonds plus complexes (plus riches en végétaux et animaux fixés) que l’hippocampe à nez court, qui apprécie les lieux dégagés. Des observations préliminaires réalisées en Languedoc (étang de Thau et eaux côtières) semblent aller dans le même sens.


Il s’agit bien ici de l’habitat naturel  de l’hippocampe moucheté dans l’Étang
de Thau. Mais est-ce son habitat normal ? Sans doute pas : effrayé par
les plongeurs, cet individu tente de se dissimuler dans ce secteur superficiel
agité par les vagues.



On ne sait que peu de choses de l’habitat de l’hippocampe à ramules, qui est considéré comme rare (mais peut-être moins qu’on ne le pense ?). Dans le sud de l’Angleterre, il se trouverait parmi les algues et herbiers, dans des secteurs abrités peu profonds.

Dans son milieu d’origine, en Mer Rouge, l’hippocampe terne fréquenterait surtout les zones calmes, peu profondes, sur fonds de cailloux ou en lisière des étendues d’algues et des herbiers. En Méditerranée Orientale, il paraît également préférer les secteurs abrités peu profonds, cailloutis vers 2 m au Liban, et semble-t-il herbiers de cymodocées et Halophila en Turquie. Depuis sa première signalisation en 2002, cet immigré de Mer Rouge a été observé avec certitude au Liban et en Turquie ; il semble que l’espèce soit en phase d’extension géographique. Gardez les yeux ouverts si vous plongez en Méditerranée Orientale !

Ce que l’on ne sait pas

Considérer que les préférences écologiques diffèrent d’une espèce à l’autre semble relever de la simple logique. Pourtant, on a longtemps occulté cette possibilité pour les hippocampes de nos côtes, sans doute parce que les deux principales espèces (H. hippocampus et H. guttulatus) cohabitent souvent dans les mêmes zones (c’est le cas par exemple dans le bassin d’Arcachon, l’étang de Thau ou le lac d’Hossegor dans les Landes). Il paraît aujourd’hui impératif d’étudier l’écologie de ces deux espèces, qui risquent fort de ne pas réagir de manière comparable à d’éventuelles perturbations de leur environnement.

Mais la situation est sans doute encore plus compliquée, car on constate aussi des disparités écologiques considérables entre des populations attribuées à une même espèce. Qu’y a-t-il de commun entre le mode de vie d’un hippocampe moucheté croisé à 2 m de profondeur dans les algues de l’étang de Thau, et celui d’un individu observé en Provence à 30 m sur un fond coralligène ? De telles différences écologiques pourraient fort bien signifier que l’on a affaire à des espèces différentes.

Par ailleurs, on sait que les hippocampes sont susceptibles de changer d’habitat suivant la saison ou les perturbations de l’environnement (tempêtes, courants, température…). De même, leurs préférences de milieu évoluent avec l’âge, ou en fonction de l’activité sexuelle.

Enfin, des pans entiers de leur biologie restent à étudier. On n’a jamais regardé avec précision ce que mangent les espèces européennes, on ne connaît pas leur durée de vie, leur comportement reproducteur n’est connu que par bribes, leur fécondité reste à étudier, le devenir des alevins à la naissance (pourtant fondamental pour comprendre la dynamique d’une espèce) n’est toujours pas élucidé… Un travail considérable reste donc à accomplir pour commencer à comprendre réellement comment vivent ces animaux emblématiques et pourtant méconnus.


Voilà enfin un hippocampe qui vit réellement dans un herbier (Kas, Turquie).
Ce spécimen paraît attribuable à l’espèce H. hippocampus qui, chez nous,
fréquente des fonds bien différents, comme le montre la photo suivante (© P. Louisy).



Les hippocampes, ambassadeurs de l’environnement marin

Animaux étranges, au mode de vie étonnant, les hippocampes jouissent d’une bonne popularité auprès du grand public. Tout comme le mérou, qui est étudié par le GEM (Groupe d’Étude du Mérou) depuis près de 20 ans, on peut les considérer comme des emblèmes, des porte-drapeaux du monde sous-marin. Les étudier, c’est bien sûr contribuer à mieux les connaître – et faire connaître –, mais c’est surtout attirer l’attention sur le milieu marin dans son ensemble, c’est faire mieux comprendre l’interrelation profonde qui unit tous les êtres vivants à leur cadre de vie, l’homme compris.

Les hippocampes et la qualité de l’environnement

C’est sans doute dans les lagunes et estuaires que l’on rencontre les populations d’hippocampes les plus importantes. Ces lieux de transition entre domaine terrestre ou dulçaquicole d’eau douce et milieu marin (ce que l’on nomme parfois le domaine paralique) sont en effet particulièrement productifs et riches en nourriture. Ce sont aussi des écosystèmes soumis naturellement à de fortes fluctuations cycliques, parfois même catastrophiques (comme les malaigues qui sévissent de temps en temps l’été dans l’étang de Thau, tuant toute vie dans le secteur atteint). Ce sont enfin des milieux très sensibles aux agressions humaines (polluants dissous, résidus d’engrais entraînant une eutrophisation, macro-déchets…), et pourtant souvent entourés de centres urbains ou industriels d’importance.


Après échantillonnage et mensuration, quelques hippocampes à nez court
viennent d’être relâchés dans leur milieu près du Grau du Roi : sable vaseux
et visibilité inférieure à 30 cm. Des conditions pas très attrayantes qui semblent
pourtant convenir à l’espèce, et qui pourraient être remises en cause,
par exemple, par des aménagements littoraux changeant la courantologie
et les schémas de sédimentation littorale(© P. Louisy).


Si les hippocampes lagunaires sont tolérants aux variations de certains paramètres de leur environnement (salinité, température,charge organique de l’eau…), ils le sont sans doute beaucoup moins pour ce qui concerne la nature du fond et sa couverture biologique. Il est probable également qu’ils souffrent de certaines pollutions chroniques (métaux lourds et autres toxiques, eutrophisation modifiant les chaînes alimentaires planctoniques et benthiques…), ou à l’inverse de conditions extrêmes en période de reproduction (susceptibles de causer des anomalies de la gestation ou de la croissance des jeunes). Selon toute probabilité, les populations vivant en mer ouverte sont bien moins tolérantes.

Ainsi, les hippocampes sont des témoins de la qualité du milieu dans lequel ils vivent. Les étudier, c’est d’une certaine manière s’intéresser à la santé et à l’évolution de l’environnement aquatique qu’ils habitent.

Les hippocampes en danger ?

Depuis de longues années, l’association Project Seahorse, basée au Canada, tire la sonnette d’alarme face aux risques de surexploitation des populations d’hippocampes à l’échelle planétaire. On pêche en effet des hippocampes un peu partout dans le monde. C’est parfois pour alimenter le commerce aquariophile (qui tend à régresser depuis que ces animaux sont classés en annexe II de la Convention de Washington). C’est plus souvent pour les faire sécher et les vendre comme souvenirs, et surtout comme ingrédients pour la médecine traditionnelle chinoise, qui en utilise aujourd’hui des dizaines de millions d’individus chaque année.


Un peu partout dans le monde, les hippocampes sont séchés pour être vendus
comme souvenirs, et surtout comme ingrédients pour la médecine chinoise
(© P. Louisy).


A ce jour, les espèces françaises ne paraissent pas (encore) menacées par ce type d’exploitation. Elles ne sont en général pêchées qu’accidentellement par les petits pêcheurs des lagunes ou des fonds meubles littoraux. En revanche, les hippocampes de nos côtes ont sans doute beaucoup plus à craindre des risques de dégradation de leur milieu de vie : aménagements littoraux, rejets urbains ou industriels…


En Quête d’Hippocampes : plongeur enquêteur ?

Vous l’avez compris, les questions scientifiques sur les hippocampes de nos côtes ne manquent pas ! Le premier problème est sans doute la variabilité au sein de chaque espèce. Et là, vous pouvez aider en envoyant vos photos. Mais il est d’autres domaines où le programme En Quête d’Hippocampes vous proposera d’intervenir dans l’avenir, en particulier pour mener des études scientifiques en plongée. A vous le plaisir de découvrir des méthodes scientifiques, de travailler en équipe, de plonger pour faire quelque chose…

Hippo-ATLAS

Les premières bases d’un programme sur les hippocampes ont été posées début 2005, dans un article de P. Louisy sur les hippocampes de Méditerranée (Octopus n° 53). En réponse à cet appel à la bonne volonté des plongeurs, nous avons reçu un certain nombre d’informations, et un ensemble de photos, point de départ de la base de données photographique que Subaquapixel a bien voulu héberger sur son site.

Cette opération, qui a depuis été baptisée Hippo-ATLAS, vise plusieurs objectifs :
  • Rassembler des signalisations fiables des diverses espèces d’hippocampes européens afin d’établir une cartographie de leurs répartitions.
  • Collecter des photographies d’individus d’origine connue, afin de détecter d’éventuels schémas morphologiques et chromatiques qui aideraient à individualiser des populations ; les plus intéressantes sont présentées dans la base de données photographique hébergée en ligne par Subaquapixel.
  • Récolter un certain nombre d’informations écologiques liées aux spécimens répertoriés.



Vous souhaitez participer à l’Hippo-ATLAS ? Transmettez-leur vos données et photos par Internet, en remplissant le formulaire en ligne de la fiche individuelle d'observation pour l'Hippo-ATLAS.

Vous pouvez également télécharger la fiche individuelle d'observation au format PDF imprimable.

L’opération Hippo-ATLAS bénéficie également du soutien de Blue Lagoon, tour-opérateur spécialisé en plongée sous-marine. Cette société va en effet éditer une série de trois cartes postales « hippocampes », accompagnées d’un feuillet de présentation du programme En Quête d’Hippocampes. Ces cartes seront offertes aux clients de Blue Lagoon, afin de faire mieux connaître les actions auprès des plongeurs voyageurs. Il est également possible de les obtenir en écrivant à Blue Lagoon, 81 rue Saint Lazare, 75009 PARIS (joindre un timbre à 0,82 euros serait à cette occasion du meilleur effet).


Didier Borg, membre du programme En Quête d’Hippocampes, observe
des hippocampes à nez court dans leur milieu près du Grau du Roi.
Pour voir ces animaux, il faut souvent sortir des sentiers battus ! (© P. Louisy)


D’autres opérations à venir

Avec l’aide d’autres structures partenaires, l’association Peau-Bleue souhaite prolonger et élargir le programme En Quête d’Hippocampes, dans les domaines de l’étude scientifique, de l’information et de l’éducation.

Ainsi, la récolte d’observations et de témoignages photographiques s’étendra aux côtes européennes et à l’ensemble du bassin méditerranéen, et les collaborations internationales devraient s’intensifier. Des études écologiques se développeront sans doute au moins dans deux directions : étude approfondie de la population d’hippocampes et des écosystèmes de l’étang de Thau (Languedoc), approche statistique de l’habitat des hippocampes grâce à une procédure de description quantitative.

Ces opérations pourront concerner des plongeurs naturalistes amateurs (éventuellement néophytes, mais passionnés), à qui il sera proposé une formation scientifique spécifique permettant de garantir la fiabilité des résultats. Des documents techniques simples récapituleront également les méthodologies proposées.

Enfin, un tel programme ne saurait se développer sans un souci de communiquer, d’informer, d’éduquer. Il importe en particulier de s’adresser aux plus jeunes, en proposant des interventions et animations pédagogiques dans le cadre scolaire.

Si vous souhaitez vous impliquer dans les futures actions, ou simplement être tenu au courant, n’hésitez pas à prendre contact :
En Quête d’Hippocampes, 46 rue des Escais, 34300 AGDE
Courriel : bio.marine@wanadoo.fr



Remerciements :
Les dessins au trait sont extraits du Guide d’identification des poissons marins – Europe & Méditerranée (P. Louisy, ULMER, 2002, 2005).

Les partenaires du programme Hippocampe :
Le site Internet subaquapixel.net
Le magazine Octopus – Bio Sous-Marine
Le tour-opérateur Blue Lagoon
Les éditions Ulmer
Le magazine L’Aquarium à la maison




De Patrick Louisy
 

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