Palana, Apotilï, et Yalimapo, les trois femelles équipées fin juillet au sein de la Réserve Naturelle de l'Amana, sont maintenant toutes à plus de 4000Km de distance de leur site de départ. Elles continuent leur nage à un rythme soutenu, maintenant une moyenne de plus de 100Km parcourus par semaine depuis leur départ de Guyane !

Après 4 mois de suivi Argos des tortues Luth, les données recueillies par télédétection démontrent à nouveau l’extrême adaptation de cette espèce à la haute mer.
Leurs plongées restent bien mystérieuses, mais impressionnantes ; ainsi Yalimapo est descendue à 1020m de profondeur ! Pour quelle raison ? Recherche de nourriture, nécessité de fuir un prédateur, ou un autre danger, nul ne le sait. Les deux autres individus ne sont pas ne reste ; Palana est descendue à 970m, Apotilï à 850m.
Au cours de leurs déplacements, ces trois tortues Luth auront réussi, avec un peu de chance probablement, à éviter de nombreux pièges. Ainsi l’uns de principaux dangers identifiés dans la région des Guyane reste la pêche illégale, et les longs filets maillants dérivants qui capturent accidentellement les tortues Luth.
A l’heure actuelle, localisées au beau milieu de l’océan, ces tortues Luth femelles doivent probablement profiter d’un niveau de menaces bien moins pressant. A moins que les grandes pêcheries industrielles ne s’intéressent aux mêmes zones de haute mer que les tortues Luth… C’est justement l’un des principaux points que devra résoudre ce beau projet ; quelles sont les menaces sur l’espèce à l’échelle de l’ensemble de l’Atlantique ? Quelles sont les principales zones d’interaction entre tortues Luth et grandes pêcheries ? Les réponses à ces questions devront apporter une contribution déterminante à la préservation de la tortue Luth.
En attendant de voir où les tortues Luth de Guyane vont se rendre pour l'année 2006








